( l'un des plus célèbres haïkus japonais, par Bashô )
Le haïku(俳句, haiku), terme créé par le poète Masaoka Shiki (1867-1902), est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashô Matsuo (1644-1694).
Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. Encore appelé haïkaï ou hokku (son nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 mores en trois segments 5-7-5, et est calligraphié sur une seule ligne verticale.
Le haïku doit donner une notion de saison (le kigo) et doit comporter une césure (le kireji). Si le haïku n'indique ni saison, ni moment particulier, on l'appellera un moki.
Les haïkus ne sont connus en Occident que depuis le tout début du XXe siècle. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s'inspirer de cette forme de poésie brève.
une maiko
Maiko (舞妓) (apprentie Geisha> Le mot geisha se compose de deux kanjis signifiant « art » (芸, gei) et « personne » ou « pratiquant » (者, sha) ; une geisha est donc littéralement une « personne qui pratique les arts ».
Dans le dialecte de Kyōto, les geishas sont dénommées geiko(芸妓,geik) et leurs apprenties maiko(舞妓,maik ).
Le terme de « Maiko »
est propre à Kyôtô à Tokyô (anciennement Edo) on lui préfère le terme de
« hangyoku » ou de « oshaku ».
Lors de sa période
d’apprentissage la Maiko est assignée à une Geisha qui lui transmettra son
savoir et ses connaissances. La relation ainée/apprentie (onee-san/imôto-san)
est une facette importante de l’éduction de la Maiko. C’est de son ainée que la Maiko
apprendra l’art de la conversation, perfectionnera sa dance, et sa façon de
jouer du Shamisen du shakuhachi. C’est son ainée qui l’aidera sans doute à
trouver son nom de Geisha et trouvant les Kanji appropriés au regard de son nom
et ses qualités. L’apprentissage des Maiko est aujourd’hui largement plus court
qu’au début du siècle.
Geisha
La Maiko ne devient « Geisha »
(Geiko "芸妓"
à Kyôto) ou encore
« ippon » qu’au terme d’un examen sanctionnant sa maîtrise d’un ensemble de
matières artistiques (musique, danse…) et de la cérémonie du « mizu-age ». Cette
cérémonie ne pouvait se tenir que si la Geisha en charge du suivi et de la
formation de la Maiko, estimait son élève devenue apte. En devenant Geisha les
vêtements et la coiffure de la Maiko vont changer.
Maiko (apprentie Geigha) et Geisha portent le kimono. L’ensemble des règles
vestimentaires applicables au kimono reste applicable aux Maiko et aux Geisha .
Le kimono des Maiko est
particulièrement coloré. Le Obi servant de ceinture est toujours d’une couleur
plus clair que le kimono. Le nœud maintenant l’obi en place est assez
spectaculaire. Ce type de nœud se nomme « darari ». La Maiko chausse un type de
sandales en bois nommé « okobo » à l’extérieur et des tabi (chaussette au gros
orteil séparé). Les lanière des "okobo" sont rouge pour les toutes jeunes Maiko
et jaune pour les Maiko plus expérimentées.
Les Geisha arborent des kimonos
aux dessins simples et aux couleurs plus sobres. L’obi, toujours plus clair que
le kimono, est noué simplement sans extravagance.
Dans certaines occasions il est
possible que la geisha revête un kimono plus coloré et plus long nommé
"Susohiki".
Les Geisha
portent, en fonction des conditions météorologiques, des « Zôri » ou des « Geta » pour l’extérieur
et des tabi en intérieur.
Couleurs et dessins du kimono
changeront régulièrement au rythme des saisons et des événements. Le col des
kimonos change selon le niveau d’apprentissage de la Geisha.
Le col du kimono de la Maiko est
rouge et blanc rehaussé d’or et/ou d’argent celui des Geisha est entièrement
blanc. Pour les cérémonie les plus importante, il est possible que
l'"okiya" (maison de geisha) prête à ses pensionnaires geisha, un kimono
frappé du blason "mon" (紋) de la maison. Le blason est placé à
5 endroits (sur chaque manche, au devant de chaque épaule et au milieu du dos).
Ces kimonos sont de type Kurotomesode (黒留袖).
cela signifie qu'il sont
noir uni, les seul motifs autorisés se trouvant sous ou au niveau des
hanches.
photos en yukata devant le temple
Yukata浴衣 désigne un léger kimono d'été porté à la fois par les hommes et par les femmes.
Son origine remonte aux onsen, lorsque les utilisateurs se servaient d'un yukatabira, un léger vêtement en lin.
Quand les bains se sont démocratisés au Japon, le yukatabira a été remplacé par le yukata, vêtement en coton, beaucoup plus adapté que le lin.
Depuis plusieurs années déjà, le yukata est aussi utilisé pour de nombreuses occasions comme des festivals, des bains ou comme vêtement de nuit.
Kyoto ville des manekineko
Un maneki-neko(招き猫,maneki-nek, aussi appelé chat porte-bonheur) est une statue traditionnelle japonaise en céramique ou en porcelaine, représentant un chat assis et levant la (ou les) patte(s) au niveau de l'oreille, et que l'on trouve fréquemment sur les devantures des magasins, près des caisses dans les centres commerciaux, dans les salons de pachinko, etc. Maneki (招き) vient du verbe maneku (招く) qui en japonais signifie inviter (dans le sens de faire venir) ou saluer, et neko (猫) désigne le chat. Il s'agit donc littéralement du « chat qui invite ». La tradition veut qu'on mette un de ces chats levant la patte dans les magasins pour attirer la fortune (pécuniaire). La patte levée varie selon que le chat est supposé attirer le client ou le faire dépenser plus d'argent dans le magasin : la patte gauche est censée attirer les clients, la patte droite l'argent. Il existe ainsi des chats levant les deux pattes et plus rarement les quatre pattes.
On trouve souvent des maneki-neko dans les foyers, notamment sous forme de tirelires, de porte-clefs ou d'autres objets.
Même si on croit que les premiers maneki-neko sont apparus à la fin de l'ère Edo (1603-1867) au Japon, la première preuve documentée vient des années 1870, pendant l'ère Meiji. Les chats sont mentionnés dans un article de journal daté de 1876, et il y a des preuves que des maneki-neko en kimono étaient distribués dans un temple d'Osaka à cette époque. Une publicité de 1902 pour les maneki-neko indique qu'au début du XXe siècle, ils étaient populaires.
Avant cela, les origines du maneki-neko restent floues.
On attribue une histoire à plusieurs empereurs japonais, ainsi qu'à Oda Nobunaga et au samouraï Ii Naotaka : un jour le personnage rencontra un chat qui semblait lui faire signe. Croyant qu'il s'agissait d'un signe, le noble s'approcha du chat. Il fut détourné de son chemin et se rendit compte qu'il avait évité un piège qu'on lui tendait un peu plus loin. Depuis ce temps, les chats furent considérés comme des esprits sages et porteurs de chance. Plusieurs temples et maisons au Japon contiennent la figure d'un chat avec une patte levée comme s'il saluait. Ce serait l'origine du maneki-neko, souvent appelé kami neko.
La célèbre 'mascotte' Hello Kitty pourrait venir d'une traduction brute du nom du maneki-neko...
Le tanuki est, dans la mythologie japonaise, l'un des yōkai(esprits) de la forêt, inspiré du chien viverrin, sous espèce de canidés ressemblant au raton laveur et également confondu avec le blaireau, auquel les japonais attribuent des pouvoirs magiques. Maître des déguisements, il est réputé pouvoir changer de forme à volonté. Les tanukis sont souvent représentés portant un chapeau de paille et une gourde de saké, avec un ventre rebondi qu'ils utilisent comme un tambour et des testicules de grande taille, qui donnèrent naissance à des dessins et des légendes humoristiques. Symbole de chance et de prospérité, ils sont présents dans l'art et les contes japonais depuis le Moyen Âge et restent très populaires dans leur pays d'origine.
Le tanuki est connu pour être un maître du déguisement capable de changer de forme à volonté (tout comme les renards). Dans certaines traditions, il leur est nécessaire de placer une feuille sur leur tête pour pouvoir se transformer.
Le tanuki est représenté sur des rouleaux à partir du Moyen Âge au milieu des autres yōkai. Durant la période Kamakura et Muromachi, quelques histoires utilisèrent des tanukis agressifs.
Dans Kachi-kachi Yama, une histoire issue des Otogizōshi (recueil de contes), un tanuki frappe à mort une vieille dame et la sert à son mari sous forme de soupe à la place de la traditionnelle soupe de tanuki.
L'image du Tanuki violent vient principalement des légendes animistes chinoises.
Mais de manière générale, au Japon, les tanukis ne sont pas considérés comme dangereux, mais plutôt facétieux.
D'autres histoires parlent de tanukis inoffensifs et membres à part entière de la communauté. Plusieurs d'entre elles décrivent des prêtres de sanctuaires comme étant des tanukis déguisés.
D'autres histoires reportent des tanukis déguisés se faisant passer pour des membres actifs et productifs dans la société. Selon certaines traditions, les tanukis transformistes sont des tsukumogami, c'est-à-dire des objets qui prennent vie après 100 ans.
Les tanukis ont été immortalisés dans Pompoko(平成狸合戦ぽんぽこ, Heisei tanuki gassen ponpoko) film d'animation japonais d'Isao Takahata, réalisé par le Studio Ghibli.(Totoro)
Pom-po-ko ! (onomatopé du tanuki qui tappe sur son ventre en le gonflant)
Les habitants du japon, sont-ils des tanuki métamortphosés?...
Prochain épisode:
Kyoto, les boutiques d'artisanat traditionnel,
le Kinkaku-ji, le pavillon d'or.
Ville de Nara 奈良市, temples,cervidés et matsuri (fêtes d'été).
(> mise à jour de l'épisode précédent 'l'enfer de Shibuya' -en dessous)
mais avant petit retour et explication sur ces étranges chaussures en bois vues dans le post précédent...
Les geta !
Les geta(下駄,get) sont les chaussures traditionnelles du Japon.
Bien que plus rares aujourd'hui, elles sont encore portées avec des vêtements comme les 'yukatas' ('kimono' léger d'été), mais aussi avec des vêtements occidentaux et surtout lors des festivals.
Tengu Geta (ou Ippon Geta / Ippon Ba Geta) : 'ippon' signifiant 1, cette geta ne possède qu'une dent centrale, celle-ci peut être renforcée par 2 autres morceaux de bois.
Tengu Geta
Il n y a pas beaucoup d'explication sur ces getas ; leur nom vient du fait qu'elles sont portées par les 'Tengus' (dieux mineurs au long nez) dans la mythologie japonaise ; ces dieux vivant dans les montagnes utilisent ce type de chaussures.
Elles ont récemment connues un regain d'intérêt grâce à un grand maître des arts martiaux qui les conseille pour la pratique de ces sports.
Ils font partie des traditions de la plupart des religions japonaises, le shintoïsme et le bouddhisme.
Zoomorphes comme la plupart des kami, ils sont représentés sous forme de corbeaux.
Parce qu'ils vivent dans les montagnes (surtout les yamabushi tengu) il arrive qu'on les confonde avec les yama no kami, représentés comme de grands arbres, qui sont les protecteurs des montagnes.
Les tengu sont un sujet populaire de l'art, du théâtre, et de la littérature japonaise.
Les tengu sont de deux types : karasu tengu(烏天狗,karasu teng) qu'on peut reconnaître à sa tête et son bec de corbeau, et le konoha tengu(木の葉天狗ou yamabushi tengu), au long nez qui ne conserve du corbeau que les ailes.
Ce dernier type de tengu porte souvent un éventail de plumes dans une main.
À cause de son long nez, il est associé à la divinité Saruta-hiko(猿田彦,Saruta-hiko) qui possède le visage rouge d'un singe (macaque japonais).
Les masques de tengu jouent un rôle très important dans les fêtes religieuses japonaises comme O-Bon par exemple.
On peut reconnaître les tengu à leur très long nez et leur peau est souvent rouge.
Selon une tradition non authentifiée, cette particularité physique est inspirée par les nasiques d'Asie du Sud-Est.
Les tengu sont dotés de pouvoirs surnaturels : ils peuvent prendre une forme humaine ou animale , ils peuvent communiquer sans ouvrir la bouche, se téléporter et s'inviter dans les rêves des vivants.
Ce sont des divinités moqueuses qui punissent les prêtres bouddhistes trop arrogants, les arrivistes, les orgueilleux et, dans des temps plus reculés, les samouraïs vaniteux. Ceux qui enfreignent les lois sont en général leur cibles favorites.
En fait le caractère des tengu a évolué au cours des siècles. Issus des légendes chinoises sur les Tien-kou, ils tiennent d'eux leur réputation destructrice et maligne.
Au début de leur introduction au Japon, on les soupçonne d’enlèvement d'enfants ou d'allumer des incendies.
Dans les récits anciens comme le Konjaku Monogatari(今昔物語,Konjaku Monogatar) (début du XIIe siècle), les tengu sont représentés comme des ennemis du bouddhisme car ils s'en prennent aux prêtres et incendient les temples
Vers la période Edo, leur caractère évolue au point qu'ils jouent un rôle complètement opposé à leur rôle originel ; désormais ils aident à retrouver des enfants disparus.
Ils deviennent également gardiens des temples et des effigies sculptées sont placées autour des lieux sacrés.